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H O T E L L E R I E

Christine Ramdiane-Bilquez, Directrice Générale So Sofitel Mauritius, écrit une page de l’histoire du groupe ACCOR

26 Juillet 2019 - L’hôtellerie mauricienne vient de faire une nouvelle avancée avec la nomination d’une directrice générale mauricienne dans un établissement cinq étoiles. Christine Ramdiane-Bilquez est, en effet, depuis quelques mois la No1 du palace de Bel Ombre, qu’elle a contribué, en tant « Director of Sales », a dynamiser depuis quelques années. Maman de deux petites filles de 5 et 4 ans, Christine travaille au So Sofitel depuis août 2015 où elle occupait alors le poste de directrice des ventes et du marketing. Avec cette nomination, elle devient  la plus jeune directrice générale d’un cinq étoiles du groupe Accor.

L’hôtellerie mauricienne vient de faire une nouvelle avancée avec la nomination d’une directrice générale mauricienne dans un établissement cinq étoiles. Christine Ramdiane-Bilquez est, en effet, depuis quelques mois la No1 du palace de Bel Ombre, qu’elle a contribué, en tant « Director of Sales », a dynamiser depuis quelques années. Maman de deux petites filles de 5 et 4 ans, Christine travaille au So Sofitel depuis août 2015 où elle occupait alors le poste de directrice des ventes et du marketing. Avec cette nomination, elle devient  la plus jeune directrice générale d’un cinq étoiles du groupe Accor.

Que représente vous ce nouveau challenge ?
-Un gros challenge, une belle chance dans une carrière qui a commencé au bas de l’échelle. J’ai débuté à la réservation, comme « Reservation clerk ». C’est donc un vrai challenge, beaucoup de boulot qui m’attend et des gens qui croient en moi et qui naturellement attendent beaucoup de moi. A moi de prouver maintenant que l’on ne s’est pas trompé en me confiant un tel poste. C’est un sentiment de grande fierté qui m’habite.

Votre nomination envoie quel type de message aux autres femmes mauriciennes ?
-C’est un message aux autres femmes, à toutes les femmes. On vient tous de quelque part et nous avons tous la force de réussir. Je viens d’une famille modeste de Cap Malheureux, mon père était dans l’hôtellerie, mon frère l’est toujours et ma mère était prof.
Je n’ai pas eu la chance d’aller à l’Université car mes parents n’avaient pas les moyens, j’ai fait mes études par correspondance mais j’ai toujours su qu’un jour je serais quelqu’un et que je ferait la fierté de mes parents.

Je dis à toutes les femmes qu’il ne faut pas baisser les bras et continuer, qu’importe les circonstances, d’y croire. Il faut toujours être fier de ce que l’on fait et chérir ses propres qualités et ne pas avoir peur de foncer.

Est-ce qu’en tant que femme cela demande plus d’effort ou pas ?

Oui, surtout dans la partie familiale. Les femmes ont des responsabilités autres que les hommes. Elles ont leur foyer, de s’occuper de leur mari, de leurs enfants, donner de l’amour et en plus de travailler. Il faut donc jongler entre tout ça et trouver le juste milieu.

Comment s’est passée l’année 2018 du So Sofitel Mauritius, en sachant que l’établissement est désormais solidement ancré dans le paysage hôtelier de l’île Maurice ?

Le So a eu un début très difficile. Accor a lancé cette nouvelle marque, le « So » et les gens, les tour-opérateurs compris, ont eu du mal à comprendre ce produit. Le So est très atypique. On a cherché à faire quelque chose de chic mais en étant décalé, en étant « playful and audacious ». On a voulu que les gens viennent chez nous en retrouvant autre chose que l’hôtellerie traditionnelle, dans un écrin de verdure et avec deux pères concepteurs, Lek Bunnag et Kenzo Takada, des références dans leur domaine. Mais une fois que d’autres « SO » ont vu le jour à travers le monde, les choses ont commencé à aller dans le sens que nous souhaitions. Le site exceptionnel que nous avons et le personnel très dévoué ont fait le reste pour convaincre les clients à venir et de revenir.

Tout le monde peut venir chez nous, tout le monde est chic à sa manière et nous respectons cela. Et ce n’est pas un positionnement ! Au SO, un « ambassadeur » (employé) qui a un tatouage, des dreadlocks ou qu’il soit homosexuel peut travailler, ça ne nous pose aucun problème. Le So a mis en place des « piliers », à savoir l’élégance, l’excellence, la joie de vivre, la générosité et l’ouverture d’esprit. On a réussi à se créer notre petit monde et depuis trois ans maintenant les choses vont beaucoup mieux. Aujourd’hui les gens viennent chez nous pour retrouver le luxe, le design, la tranquillité, un peu de fête et le côté privatif des chambres. On brille sur le Domaine de Bel Ombre et il n’y a que de belles choses à venir. Comme une jolie rénovation bientôt.

Quels sont désormais vos objectifs ?
Si je suis arrivée loin c’est, et je ne l’oublie pas, parce que j’ai eu la chance de rencontrer des belles personnes. Quand j’ai commencé au Royal Palm avec Jean-Pierre Chaumard j’avais 18 ans et je le regardais avec de l’admiration dans les yeux en me disant qu’un jour je serais lui.
J’ai toujours grandi avec une envie de devenir quelqu’un et un grand monsieur comme Jean-Pierre Chaumard était le premier. Après Paris j’ai eu la chance de croiser un autre grand monsieur, Jean-Luc Naret qui, un jour, m’appelle pour me dire : j’ai quelque chose pour toi dans ton pays, reviens. Je suis donc rentrée et j’ai encore grandi.
Ensuite j’ai croisé le chemin d’un autre grand monsieur, Süleyman Kohl, Vice-Président Sales et Marketing d’Accor qui m’a convaincu de prendre le poste de Director Sales & Marketing alors que je n’avais pas du tout le profil. Et aujourd’hui Accor me fait encore confiance en me donnant ce poste et la prochaine étape c’est de remercier toutes ces personnes pour la confiance et un jour prendre la tête d’un hôtel de luxe. C’est mon univers, c’est ce que j’aime faire.

Quel regard portez sur sur la performance de l’industrie touristique en 2018 ?

Une très belle année pour l’île Maurice. L’île Maurice c’était fait un nom en devenant la destination à faire une fois dans la vie. Ensuite pendant quelque temps on s’est égaré, en ne se rénovellant pas assez. La crise mondiale du tourisme aura fait du bien à la destination mauricienne en la recentrant sur l’essentiel : son destin de luxe, ses produits sophistiqués et son île à nulle autre pareille.

Pour le So 2018 a été une année parfaite. Pour 2019 les perspectives sont bonnes et globalement nous sont déjà une visibilité positive au-dela de la fin de l’année…