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H O T E L L E R I E

Moris Dime : Street Art à la Training Academy Beachcomber

10 Août 2017 - La Training Academy Beachcomber (BTA) a accueilli une édition spéciale de Street Art Together les 7 et 8 août derniers. A l’initiative de Moris Dime, l’artiste  urbain Denis Meyers, entouré d’une quinzaine d’enfants de la Résidence Mère Teresa et de quarante stagiaires du  Projet Employabilité Jeunes de la Fondation Espoir Développement Beachcomber, ont fait des murs intérieurs et extérieurs de la BTA, des œuvres d’art. Deux belles journées de découverte et de créativité.


La Training Academy Beachcomber (BTA) a accueilli une édition spéciale de Street Art Together les 7 et 8 août derniers. A l’initiative de Moris Dime, l’artiste  urbain Denis Meyers, entouré d’une quinzaine d’enfants de la Résidence Mère Teresa et de quarante stagiaires du  Projet Employabilité Jeunes de la Fondation Espoir Développement Beachcomber, ont fait des murs intérieurs et extérieurs de la BTA, des œuvres d’art. Deux belles journées de découverte et de créativité.


Denis Meyers, l’artiste urbain

Artiste urbain de renommé internationale, Denis Meyers est connu pour ses fresques et pour ses stickers en forme de visage. Actuellement à Maurice à l’invitation de Meta-Morphosis dans le cadre du projet  Moris Dime, le street artist séjourne au Shandrani Beachcomber.
 
 

 

«L’idée est de réaliser des œuvres collaboratives avec les enfants et les jeunes présents, et de leur donner l’occasion de s’exprimer à travers l’art», explique Denis Meyers. « Peut-être que évènement suscitera aussi des vocations pour l’art urbain.»Les enfants de la Résidence Mère Teresa, accompagnés des éducateurs de l’association Safire  ainsi que des  jeunes du PEJ, sont prêts pour ce rendez-vous artistique avec Denis Meyers. Une expérience inédite pour eux.

Au programme de ces deux jours : la réalisation des portraits des jeunes participants  et l’écriture en calligraphie des mots exprimés par ces street artists débutants. Des expressions qui racontent  leurs vécus et traduisent leurs espoirs. 

Muni de son carnet de dessin qui ne le quitte jamais, Denis Meyers réalise les croquis des petits et grands. Ilona (9 ans) et ses petits camarades sont tout sourire. «C’est chouette ! Il va dessiner notre portrait sur les murs», s’enthousiasme la fillette. Même engouement chez les plus grands. Amanda et Lorena (stagiaires du PEJ) se prêtent souriantes à l’exercice.

 Place après aux pinceaux, bombes, et pots de peinture. Denis Meyers esquisse les contours des visages sur les murs. Sous un soleil radieux, enfants et jeunes prennent ensuite la relève. C’est l’heure H pour eux. Pinceau à la main et pots de peinture blanche posés sur le sol, ils s’approprient les murs.  Dans une joyeuse ambiance, ils s’essaient pour la première fois au street art en groupe de trois, quatre…, sous le regard admiratif du coach.

De temps à autre, la peinture déborde. Avec le sourire et une constante bonne humeur,  Denis Meyers retouche alors  les coulures d’un coup de bombe. Concentrés, les jeunes participants  s’appliquent à peaufiner leurs ouvrages. Le souci du détail est omni-présent et les amènent à rechercher régulièrement l’approbation du maître en matière d’art urbain. «C’est du bon boulot», lance ce dernier.
Lui prend le relais pour dessiner une frange, une mèche…, apportant aussi la touche finale aux créations.
L’autre temps fort de cet évènement a été le dessin à la bombe des mots exprimés par les enfants et les jeunes. Y  figurent des expressions qui  témoignent de leurs quotidiens, de leurs rêves, de leurs espoirs… .

A l’issue de ces deux jours Denis Meyers et les artistes en herbe n’ont pas seulement laissé leur marque sur les murs de la Training Academy Beachcomber.  Ils ont aussi donné une belle identité à cet  espace. Aux portraits des enfants et des jeunes de l’Ile Maurice, se succèdent des mots calligraphiés comme : fami, sourire, réussite, futur, partage, confiance métier, nature, humain. Des termes qui ont tout leur sens dans ce lieu dédié à la formation et à l’intégration professionnelle.

Axel Ruhomaully cofondateur, de Meta-Morphosis, agence d’ingénierie culturelle et artistique qui est derrière le projet Moris Dime, se réjouit de la réussite de cette cinquième édition de Street Art Together. «C’est une œuvre collaborative conduite par un artiste et à laquelle participe des enfants et des jeunes. On leur donne l’occasion de peindre sur un mur, avec un artiste. L’art est le véhicule pour transmettre un message, une fierté, un ressenti», souligne-t-il.