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Jean-Pierre Chaumard ( à dr ) en compagnie de Jacques Briant
Jean-Pierre Chaumard ( à dr ) en compagnie de Jacques Briant

H O T E L L E R I E

Que sont-ils devenus ? 1. Jean-Pierre Chaumard, expert en hôtellerie de luxe

21 Juillet 2020 - Ils ont, grâce à leur vision, leur dévouement à leurs marques et à la destination, joué un rôle considérable dans la visibilité internationale de l’île Maurice. Dans cette rubrique, nous reviendrons, régulièrement sur ces hommes et ces femmes qui ont joué un rôle prépondérant dans l’histoire de l’industrie touristique mauricienne. Nous commençons avec Jean-Pierre Chaumard, qui a érigé le Royal Palm au firmament du tourisme mondial.

C’est dans les colonnes du quotidien français, « Le Télégramme » que nous retrouvons la trace de Jean-Pierre Chaumard. « Reconnu comme un des experts en hôtellerie de luxe, Jean-Pierre Chaumard, ancien directeur du Royal Mansour, à Marrakech, au Maroc, du Royal Palm, à l’île Maurice, ou du Byblos, à Saint-Tropez, aime poser ses valises à la Baie des Anges, à Landéda. » raconte le journal.

Jean-Pierre Chaumard est mondialement reconnu comme un des experts en hôtellerie de luxe. Son passé de directeur du Royal Mansour, à Marrakech, au Maroc, du Royal Palm à l’île Maurice, du Byblos à Saint-Tropez, fruit d’une belle ascension après des débuts en tant que domestique au Ritz, à Paris, fait qu’il a un regard approfondi sur son métier.
Il a raconté ses débuts  au journaliste du “Télégramme”  « J’avais 17 ans, le concierge du Ritz m’a demandé de déplacer une Rolls-Royce, mais j’ai fini ma course dans une autre voiture ! Le lendemain, l’Aga-Khan, le propriétaire, m’a rassuré en me disant de ne pas m’inquiéter, car il en avait une autre ».

Retraité et installé en Belgique Jean-Pierre Chaumard reste  fidèle à la Bretagne,” où il vient régulièrement et particulièrement à l’Aber-Wrac’h à l’hôtel de la Baie des Anges, le regard fixé de sa chambre sur la mer et ses îlots, très attaché à cet établissement dont « le patron, Jacques Briant, est une référence “ souligne “Le Télégramme”.
Les effets du Covid-19 sur la profession ne le laissent pas insensible. « Notre clientèle était merveilleusement bien élevée, faisait rarement des reproches désagréables, juste des petites remarques seulement, avec le sourire. Avec le virus actuel, ces gens auraient eu de la peine pour l’hôtel et ses employés, avec des mots gentils et réconfortants ».

« Concernant l’hôtellerie de luxe, ses années sont comptées, quelques hôtels encore s’attachent aux anciennes traditions, ici et là. Les hôtels deviennent de plus en plus beaux, mais les gestes respectueux offerts à leur clientèle, n’ont plus le même vocabulaire, la même éducation. Les uniformes du personnel du soir étaient différents de ceux du matin. Le bon vieux concierge aux clés d’or, qui connaissait tous ses clients depuis toujours s’efface doucement », affirme Jean-Pierre Chaumard. « La distance entre le client et l’employé n’a plus cette dimension respectueuse. Les écoles hôtelières n’ont plus les mêmes professeurs. Ils ne sont pas passés par ces anciens hôtels traditionnels dits Palaces » explique-t-il au “Télégramme”.